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 HISTOIRE

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 Voici une toute petite partie du contenu du futur livre sur l'histoire de la commune de Cormelles.

 

 

ETYMOLOGIE:

 

            Cormelles le Royal, s'appelait au XII siècle, Cormellae (Cormellae juxta Cadonum, dans le magni rotuli, 1195), Cormeliae, Cormeiles (1281 St Etienne de Fontenay) Suivant les écrits, et plus particulièrement de ceux d’une institutrice de Cormelles en 1900, le nom de la commune semble désigner un lieu planté de cormiers (arbre de la famille des sorbiers), dont la corme (fruit) servait à fabriquer une boisson appelée cormée, une sorte de cidre.

 

A cette version je propose celle, certainement plus conforme à la réalité, qui proviendrait du pré latin  corn  dérivé de la base  cor  qui veut dire escarpement ou hauteur ( Cormelles est sur les hauteurs de Caen). Associé au suffixe romain  mella, cela à donné le nom de Cormellae.

Les noms de lieux celtiques, premières séries, Vallées et Plaines, François Falc’Hun. Edition Armoricaine.

 

 Son appendice le Royal viendrait des privilèges octroyés par Philippe de Valois dit le hardi aux habitants de Cormelles par lettres datées de Paris le 22 juin 1347: ceux-ci sont  exemptés d'impôts, d'aides ou de service militaire, sous réserve du respect de l'obligation qui leur était faite de garder la porte Millet, de l'entrée sud de Caen, pendant que le Roi de France ou le Duc de Normandie se trouvait à Caen.

 

Ce privilège est constaté en 1353 par Regnault Machart, grand bailli de Caen.  "Dans l’assise de Caen du vendredi avant la fête de Sainte Catherine 1353, après une ample information faite par ordre de la cour, le Bailli Machart confirma les habitants de Cormelles proche Caen, dans l’exemption d’impôt, d’aide, et service militaire, à charge par eux de continuer à garder la porte la Porte Millet, et lorsque le Roi ou le Duc de Normandie seront dans cette ville.

Voilà la raison pourquoi la paroisse de Cormelles est surnommé LE ROYAL  dans les anciens titres.

                                                                                                                        Philippe de Valois "

 Charles V maintint ces franchises en 1381.

Dans les années 1750, Béziers Michel  dans son livre  Mémoires pour servir à l’état historique et géographique du diocèse de Bayeux indique  "Cormeilles-la-roïal, Cette paroisse est en franc-alleu du Roi, exempte de payer aucun treizième, et il n’y a que 40 jours pour la clameur. Ce sont ces prérogatives sans doute qui lui ont fait donner le nom de roïal" Bibliothèque municipale de Caen  cote : FN B 638/28