Accueil                

1939 à 1945

 PREHISTOIRE    < 1000 ANS    1000 à 1788    1789 à 1810    1811 à 1900    1901 à 1938    1939 à 1945    1946 à 1999    2000 à nos jours

 

  

 LA GUERRE DE 1939-1945

 

VOIR "Cormelles dans la tourmente" sur la page ARCHIVES

 

 

 

 

 

 

Dès juin 1940, les Allemands installèrent les prisonniers français dans l’enceinte de l’usine pyrotechnique de Cormelles. Ce véritable camp de prisonniers vit plus de 1500 soldats français enfermés dans ce lieu jusque vers mars 1941. Plusieurs prisonniers réussirent à s’échapper, certains grâce à l’action des quatre personnes de l’entreprise Plantivaud. Les gardes du camp étaient de vieux soldats de la Wermatch.C’est en mars 1941, que les soldats français sont partis en train en direction de l’Allemagne. C’est à partir de ce moment, que la pyrotechnie devient la base de ravitaillement de l’armée de l’ouest allemande. .

 

                                                                       

 Cormelles le Royal  le Camp     22.11.1940                   Dessin de Charles RABIOT  prisonnier de guerre français Frontstalag 131.   20. 10.1940

 

 

Pendant ce temps, des avions anglais larguaient de plus en plus de tracts. Les allemands utilisaient la même méthode, mais en voiture, pour lâcher des tracts de contre information. Le débarquement approchait. Les avions anglais fin mai, début juin bombardaient tous les jours la côte. Dans la nuit du 5 au 6 juin, le canon se faisait entendre au loin. Tout de suite, les Cormellois comprirent que c’était le débarquement. Dans le ciel, les balles traçantes des batteries antiaériennes de Colombelles illuminaient le ciel. Une patrouille est venue voir le Maire, lui demandant d’annoncer à la population que personne ne devait sortir dans la rue, ce que fit celui-ci accompagné d’autres personnes. La nuit du 6 au 7 juin (et les suivantes) les Cormellois la passèrent dans des abris précaires. Certains la passèrent dans un souterrain qui traversait la rue des marches dont l’entrée était située dans le petit bois de la rue du calvaire ( maison actuelle du pharmacien place du commerce). D’autres personnes (ma famille) installèrent un abri dans le champ de la rue de l’église. Un service Croix-Rouge fut mis en place par plusieurs Cormellois afin d’assurer les premiers soins et transporter les blessés sur Caen, soit au Bon-Sauveur, soit au quartier des 100 logements à Ste-Thérése. Plusieurs secouristes dormaient chez le Maire, dans le but d’intervenir plus vite auprès des blessés. Le Maire avait donné l’ordre de récupérer le ravitaillement laissé à l’abandon dans les décombres des maisons.

 

Pour obtenir une ration de nourriture, il fallait travailler (enterrer les animaux, chercher le pain, etc.). Le Maire, devant le refus de certains, instaura un tour de travail. Pour le pain, il fallait aller à Ifs.  

 

 

                                                                            exode1944.gif

                                                  ma famille part de Caen pour Cormelles (rue de l'église) et ensuite en exode.